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ON SE GARDE BIEN DE NOUS EN PARLER...

 
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Коста



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PostPosted: Thu Oct 28, 2010 6:52 pm    Post subject: ON SE GARDE BIEN DE NOUS EN PARLER... Reply with quote

Rolling Eyes Alors les nanas? Respectez-vous toutes la loi? Laughing
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L’incroyable gâchis des lois jamais appliquées

Le 28/10/2010 à 07:30 - Mis à jour le 28/10/2010 à 14:52

Près d’une loi sur six ­n’entre jamais en vigueur ! Et le mal ne cesse de s’aggraver depuis l’arrivée de Sarkozy. A la clé, une énorme perte de temps et d’énergie.

Grâce à Nicolas Sarkozy, les choses avancent. Auparavant, par exemple, lorsque les enseignants se mettaient en grève, des millions de familles se retrouvaient devant des portes d’école fermées avec leurs enfants sur les bras, c’était malcommode et scandaleux, surtout pour les foyers modestes, bien en peine de se payer une baby-sitter. Mais, depuis le vote de la loi du 20 août 2008, qui oblige les établissements en grève à assurer l’accueil des élèves, la situation s’est améliorée. Certes, des millions de familles se retrouvent toujours devant des portes fermées avec leurs enfants sur les bras, car la plupart des maires n’ont pas les moyens (ou refusent tout net) d’appliquer ce texte, et rien n’est prévu pour les y contraindre. Mais les parents sont désormais autorisés à protester contre ce déni de droit. C’est un progrès.

Et une loi de plus pour du beurre ! Cela devient une habitude… Selon un récent décompte réalisé par le Sénat, 234 des 1 500 textes adoptés par le Parlement depuis 1981 n’ont été que partiellement ou pas du tout mis en œuvre, faute de décrets d’application. Et l’histoire de France regorge d’articles tombés dans les oubliettes le jour même de leur adoption – ou allègrement piétinés depuis. Sait-on que, aujourd’hui encore, le port du pantalon pour les femmes est officiellement subordonné à une déclaration en préfecture ? Et que le préambule de la Constitution de 1946, toujours en vigueur, garantit le droit à l’emploi pour tous les travailleurs, ainsi que leur capacité à «participer […] à la gestion de leur entreprise» ? Voilà beau temps déjà que les parlementaires perdent du temps à s’étriller pour pas grand-chose.

Mais, depuis l’arrivée à l’Elysée d’un président très agité, l’affaire est en train de tourner à la farce. Tests ADN pour les immigrés, réduction des taux de pesticides, encellulement individuel, traçabilité des prothèses dentaires… La pile des textes moulinés pour du vent (ou carrément violés par l’Elysée à peine leur encre séchée, comme la loi sur le secret des sources journalistiques dans l’affaire Bettencourt) s’étoffe à une vitesse phénoménale. «On a parfois l’impression de travailler en pure perte», reconnaît le sénateur PS du Loiret Jean-Pierre Sueur.

Cette impotence tient d’abord à l’inflation législative. Pour reproduire les nouveaux textes (lois et décrets), le «Journal officiel» a dû noircir l’an dernier 23 300 pages, contre 12 500 en 1970 et 17 000 en 1990. Un record absolu. Il faut dire que Nicolas Sarkozy a pris l’habitude de faire donner l’Assemblée à tout bout de champ. Attaque de pitbulls, crime sexuel commis par un récidiviste, agression dans un collège : à chaque fois, il exige la rédaction d’un amendement, parfois même d’un texte entier, pour marquer sa détermination et rassurer l’opinion. Depuis la fin 2002, il a ainsi fait voter ou a été à l’origine de cinq lois sur la sécurité intérieure !

Le problème, c’est que, pour pouvoir entrer en vigueur, les textes adoptés par le Parlement doivent avoir été préalablement précisés et complétés par l’exécutif, via une série de décrets et de circulaires. Or la rédaction de ces derniers, qui donne lieu à des arbitrages parfois tendus, exige énormément de temps. La moindre erreur peut en effet avoir des conséquences catastrophiques, l’affaire de la circulaire enjoignant les préfets d’évacuer les camps de Roms l’a encore une fois démontré.

«Un seul texte comme la loi Bachelot sur la santé nécessite l’écriture de 180 décrets, soupire Jean-Jacques Hyest, président de la commission des Lois du Sénat. Vous imaginez le travail ?» L’embouteillage est tel chez les conseillers ministériels et dans la haute administration, que les délais de publication (dix mois en moyenne) ne cessent de s’allonger, parfois jusqu’à la caricature. Il aura fallu cinq ans pour valider les règles de prévention des intoxications par le monoxyde de carbone. Et plus de trois pour entériner l’organisation de visites médicales en milieu scolaire, prévues par la loi de mars 2007 sur la protection de l’enfance, initiée après le scandale d’Outreau.

Mais le surmenage n’explique pas tout. Si l’exécutif tarde tant à rédiger les décrets, c’est aussi qu’il n’en a pas toujours envie. Le sénateur UMP Jean-Louis Masson en sait quelque chose. Face au refus du gouvernement de mettre en application la gratuité des appels téléphoniques vers les services sociaux (CAF, Sécu, Impôts…), votée en… juin 2004 par le Parlement, il vient de saisir le Conseil d’Etat pour «détournement de pouvoir». Par sûr que cela suffise à faire bouger Bercy, ouvertement opposé à cette réforme : si les usagers ne paient plus les appels, c’est aux organismes sociaux eux-mêmes que sera envoyée la facture…

Autre cause classique de retard, la pression des lobbys. «Elle est parfois plus efficace lorsqu’elle s’exerce contre un unique ministre que contre des centaines de parlementaires», reconnaît un haut fonctionnaire du ministère de la Santé, pas encore remis du hold-up réalisé par les dentistes sur la loi Bachelot. On le comprend. Outrés qu’un amendement du Sénat les oblige à dévoiler aux patients l’origine de leurs prothèses – la Chine et Madagascar, bien plus souvent qu’ils ne l’avouent – les pros de la roulette ont fait le siège du ministère, pour essayer de torpiller la mesure. Et ils y sont parvenus : par une ordonnance de mars 2010, le gouvernement a accepté de supprimer l’obligation qui leur restait en travers de la gorge.

Tirons aussi un coup de chapeau collectif à tous les groupes de pression anti-environnementaux, agriculteurs de la FNSEA, producteurs de pesticides, transporteurs routiers, amis du nucléaire, bétonneurs de littoral ou allergiques à l’éolien. Main dans la main, ils ont réussi à vider de quasiment tout son contenu la fameuse loi Grenelle 1, censée faire basculer la France dans un modèle de croissance propre et vertueux. La taxe écologique sur les poids lourds a été repoussée, l’implantation des éoliennes plus strictement réglementée, la pub sur les pesticides autorisée, le chauffage électrique encouragé dans les nouvelles constructions et les rejets de centrales nucléaires moins encadrés.

Fort heureusement pour les élus, ce genre de revirement à 180 degrés demeure l’exception. Mais qu’ils ne crient pas victoire trop tôt ! Une fois l’étape du décret franchie sans encombre, la loi peut trébucher sur un obstacle plus insidieux encore : le manque de moyens. Prenons par exemple le droit à l’incarcération des prisonniers en cellule individuelle, reconnu par le Parlement depuis… 1875. Eh bien, il n’a jamais pu être appliqué, faute d’argent. Et la réaffirmation solennelle de ce principe dans la loi pénitentiaire de 2009 n’y changera rien, car elle n’a été assortie d’aucune enveloppe budgétaire. Le remplacement du juge d’instruction par un collège de trois magistrats (il exigerait d’embaucher 240 robes d’hermine avec leurs greffiers), ou le suivi sociojudiciaire des violeurs libérés (le système pénitentiaire souffre d’un manque criant de médecins psychiatres), connaissent à peu près le même sort, pour exactement les mêmes raisons. Quant à l’instauration d’un «droit au logement opposable», il relève de la fantasmagorie.

Si l’Etat voulait vraiment offrir un toit à tous ceux qui en ont besoin, il lui faudrait en effet construire, de l’avis même du gouvernement, au moins 500 000 logements, perspective absolument délirante, eu égard à la situation des finances publiques. Christine Boutin, l’ex-ministre du Logement, avait d’ailleurs elle-même reconnu en 2008 que l’entrée en application de la loi pourrait «connaître un petit bug». Les faits lui ont donné raison au-delà de toute espérance : deux ans plus tard, à peine un demandeur sur huit se voit proposer un toit.


Reste une dernière explication à la mise au rebut de nos textes parlementaires : ils sont parfois tellement mal fagotés que leur mise en œuvre est tout simplement impossible. La loi organisant l’expérimentation de tests ADN pour tous les candidats au regroupement familial est à ce titre un vrai poème. Votée à l’issue d’une polémique très dure, elle était bardée de tant de garde-fous que l’administration elle-même en avait des sueurs froides : les tests ne devaient être réalisés qu’à la demande de la mère, la confidentialité des données devait être préservée, la création d’un fichier était interdite et l’Etat devait veiller à la sécurité absolue de la chaîne logistique.

Après des mois d’atermoiements, le gouvernement a préféré jeter l’éponge en septembre 2009. «Le législateur a émis trop de contraintes pour que l’on puisse signer un décret d’application dans les délais impartis», a expliqué le ministre en charge de l’Immigration, Eric Besson, il est vrai personnellement opposé à la mesure. En confessant que «nos consulats n’étaient pas équipés pour prendre ces empreintes génétiques». Fichtre ! Comme l’a regretté sans rire le mois dernier Nicolas Sarkozy, «la complexité des lois est telle que personne ne s’y retrouve plus».

Pour tenter d’arranger les choses, les présidents des deux assemblées, Gérard Larcher et Bernard Accoyer, ont créé en avril dernier un groupe interparlementaire sur la «qualité de la loi». Lors de la réunion inaugurale, le président du Sénat a dénoncé la «prolifération législative» en déplorant que «le législateur s’exténue à produire des textes que le citoyen ne comprend pas». Les élus ont décidé de donner l’exemple : ils ont promis de s’appliquer les retenues pour absentéisme inscrites dans les textes depuis 2008… mais jamais mises à exécution.

Dominique Foing

© Capital

Ahlala elle est belle la justice. Qui a dit que la France était un modèle de société régi par des lois respectées par tous? Rolling Eyes
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Last edited by Коста on Thu Oct 28, 2010 7:16 pm, edited 3 times in total
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Коста



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PostPosted: Thu Oct 28, 2010 7:13 pm    Post subject: Reply with quote

Shocked Shocked Shocked Alors là...
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Une erreur médicale filmée en caméra cachée en Angleterre

Par Marion Brunet
25/10/2010 | Mise à jour : 17:57 Réactions (148)
Un tétraplégique, qui se plaignait d'erreurs commises par ses infirmières, avait fait installer une caméra au dessus de son lit. Quelques jours plus tard, l'une d'entre elles débranche son appareil respiratoire. Le patient est désormais dans un état végétatif.

Une erreur lourde de conséquences. Une infirmière a été filmée en caméra cachée en train de débrancher l'appareil respiratoire d'un patient tétraplégique, a révélé lundi la chaîne britannique BBC. C'est le malade lui-même qui avait fait installer subrepticement en janvier 2009 la caméra au-dessus de son lit médicalisé, chez lui dans le Wiltshire (sud-ouest de l'Angleterre). Jamie Merrett, âgé de 37 ans, s'était en effet plaint à plusieurs reprises d'erreurs commises par les infirmières s'occupant de lui. En vain, le service de santé publique britannique (NHS) n'ayant jamais répondu à ses plaintes.

Quelques jours seulement après l'installation de la caméra, une infirmière débranche par erreur l'appareil respiratoire du malade, dont l'état s'aggrave lourdement. Alors qu'il pouvait jusqu'alors parler et se déplacer en fauteuil roulant, sa vie devient essentiellement végétative, raconte sa soeur. Les images de la caméra cachée sont alors visionnées. On y voit une infirmière éteignant par erreur l'appareil respiratoire de Jamie Merrett, qui se rend compte de la situation, mais ne peut pas parler. En signe d'alerte, le tétraplégique donne des petits coups de langue, avant de perdre conscience.

«Il n'a plus de vie»

Se rendant compte de son erreur, l'infirmière apparaît alors désemparée. Incapable de redémarrer l'appareil, elle tente de réanimer le malade. La machine, qui sera remise en marche grâce à l'intervention d'auxiliaires médicaux, reste toutefois arrêtée 21 minutes. Un laps de temps qui provoque d'importantes lésions cérébrales à Jamie Merrett.

Le rapport confidentiel sur l'incident, établi par les services sociaux concernés, révèle que l'agence employant l'infirmière n'était pas en mesure de vérifier si son personnel avait reçu la formation nécessaire au maintien d'appareils respiratoires. L'infirmière mise en cause a été suspendue de ses fonctions pendant la durée de l'enquête.

Jamie Merrett est branché à un appareil respiratoire depuis 2002, après un accident de voiture qui l'a laissé tétraplégique. «Il n'a plus de vie. Il a une existence, mais cela n'a rien à voir avec ce que c'était avant», déplore la soeur du patient, Karren Reynolds, ajoutant que son niveau de compréhension est désormais comparable à celui d'un enfant. Elle envisage de porter plainte.

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PostPosted: Mon Nov 01, 2010 1:54 pm    Post subject: Reply with quote

pour te répondre Kosta, j'aime être rebelle Laughing
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Коста



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PostPosted: Thu Jun 02, 2011 10:51 pm    Post subject: Reply with quote

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DSK : pourquoi ils n'ont rien dit
Par Carl Meeus
27/05/2011 | Mise à jour : 18:40

Ceux qui savent ne parlent pas. Ceux qui parlent ne sont pas entendus. Connivence ? Autocensure ? Légitime respect de la vie privée et de la loi ? Le «cas DSK» pose la question de l'omerta à la française.

Quinze jours après l'annonce de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn par la police de New York, la stupéfaction a laissé place à la polémique. Pour la grande majorité des Français, c'est une certitude: journalistes et politiques savaient et n'ont rien dit. Ils ne pouvaient ignorer les pulsions de DSK mais, comme d'habitude, ont refusé d'en parler dans leurs médias, dans le seul but de le protéger. La réalité est évidemment plus complexe.

Cette censure volontaire de la presse n'est pas uniquement liée à une volonté de protéger les puissants. Elle est dictée par la nécessité de respecter la loi. L'article 9 du Code civil est souvent brandi pour empêcher la parution d'articles ou de livres dévoilant des secrets intimes: «Chacun a droit au respect de sa vie privée. Les juges peuvent, sans préjudice de la réparation du dommage subi, prescrire toutes mesures, telles que séquestre, saisie et autres, propres à empêcher ou faire cesser une atteinte à l'intimité de la vie privée: ces mesures peuvent, s'il y a urgence, être ordonnées en référé.» De quoi faire réfléchir plus d'un directeur de rédaction ou d'un éditeur avant de faire tourner les rotatives.

Ainsi, pour Dominique Strauss-Kahn, les rédactions n'ont-elles pas souhaité franchir le pas. Si le journaliste Jean Quatremer a publié sur son blog un article où il explique que «le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement», c'est parce que son journal, Libération, n'a pas voulu le faire, «au nom de la loi sur la protection de la vie privée», explique Laurent Joffrin, son directeur à l'époque. Quand Le Nouvel Observateur veut raconter en 1998 l'histoire du passage de DSK à une soirée particulière dans un club échangiste de la capitale, l'hebdomadaire prend bien soin de ne pas publier de nom. Mais procède par allusions : «Ce soir, il y a un plus: le ministre doit venir. Un vrai ministre. (...) soudain il arrive. C'est bien lui. Un léger frémissement parcourt les troupes. Deux femmes l'accompagnent, jeunes, grandes et minces. "Il fait plus gros qu'à la télé, tu trouves pas?" Son sourire est presque électoral. Il entre dans le salon, serre quelques mains, l'habitude sans doute. Une blonde d'une cinquantaine d'années le salue par son prénom. Il fait semblant de la reconnaître puis, sans plus s'attarder aux mondanités, s'engouffre dans la pièce du fond, traînant derrière lui ses deux compagnes, dont une qu'il commence à lutiner chaudement, dès le couloir. (...) "Tu crois qu'il peut vraiment devenir président?" murmure une des spectatrices à sa voisine.» Le Tout-Paris politique et médiatique comprend immédiatement. Le lecteur, c'est moins sûr.

Bien sûr, les couloirs des journaux bruissaient des rumeurs d'infidélité chronique qui couraient sur le compte de DSK. Bien sûr, les journalistes qui côtoyaient les services de police revenaient régulièrement avec des «tuyaux» un peu particuliers. DSK aurait été surpris par une patrouille en mauvaise posture un soir dans un endroit fréquenté par des prostituées. Rien d'illégal, même s'il s'agit d'un comportement peu compatible avec celui que les Français peuvent attendre d'un prétendant à l'Elysée. Mais comment vérifier une telle information? Comment être sûr qu'il ne s'agit pas d'une manipulation politique ? Officiellement, personne n'est au courant d'une telle histoire. Impossible d'avoir une confirmation de l'événement.

Jusqu'à son arrestation à New York, DSK a toujours su ou pu éviter le grand déballage. Grâce à ses communicants bien sûr, mais aussi à son réseau et ses amis. Il suffit de voir comment BHL, Jean-François Kahn et les autres se sont immédiatement mobilisés, cette semaine, pour le défendre, négligeant la victime présumée, une simple femme de ménage.

Dans leur ensemble, les médias français refusent de s'engager dans la voie des tabloïds anglo-saxons pour lesquels la vie privée peut s'afficher en une. Au fond, même les journaux people de France n'ont pas cherché à enquêter sur la vie secrète des hommes politiques en général et de DSK en particulier. Tout le monde s'en tient à la ligne rappelée la semaine dernière par Le Canard enchaîné : «DSK courait les jupons et les boîtes échangistes. La belle affaire! C'est sa vie privée et elle n'en fait pas un violeur en puissance. Pour Le Canard, l'information s'arrête toujours à la porte de la chambre à coucher.»

L'affaire Tristane Banon aurait certes dû alerter davantage. Quand ce jeune écrivain a raconté l'agression dont elle assure avoir été la victime, peu de journaux ont relayé son histoire. Elle l'a racontée dans l'émission de Thierry Ardisson sur Paris Première en présence de journalistes politiques, mais au fond, elle-même ne souhaitant pas porter plainte contre DSK, comment embrayer sur ses attaques? D'autant qu'en face, les équipes de Strauss-Kahn ont su habilement déminer l'affaire. Grâce à ses communicants, DSK réussit à passer entre les gouttes.

«On est resté sur l'idée que ce n'était pas une pathologie et que le comportement de DSK correspondait à l'image d'Epinal de l'homme politique, le séducteur», analyse un spécialiste en communication. Anne Sinclair, l'épouse de DSK, a elle-même mis fin aux débats en répondant à L'Express, qui lui demandait en 2006 si elle ne souffrait pas de la réputation de séducteur de son mari: «Non, j'en suis plutôt fière! C'est important de séduire, pour un homme politique. (...) Je suis un peu blindée sur le pouvoir de la rumeur.»

Une rumeur qui ne l'a pas épargnée. Comment celle qui a été au cœur de la vie politico-médiatique pendant plus de vingt ans pouvait-elle ignorer ce qui se disait ou s'écrivait sur DSK? En 2000 sort le livre de deux journalistes, Vincent Giret et Véronique Le Billon, Les Vies cachées de DSK. Les auteurs racontent dans un chapitre qu'«un soir de septembre 1992, Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur, et Martine Aubry, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle, sont les invités d'honneur d'une réception donnée par l'ambassadeur de France à Tokyo. (...) Ces deux-là s'adorent. (...) Ils distillent un même humour vachard, se relaient sans temps mort dans les karaokés de la capitale nippone jusqu'aux premières lueurs du jour et rejettent avec le même dédain l'esprit de sérieux de leurs aînés. Ils savourent la douce insouciance de ceux qui savent que l'avenir leur appartient. De cette folle équipée naît une rumeur colportée dans toutes les salles de rédaction: Martine et Dominique filent le parfait amour...»

DSK se situe dans la lignée des grands hommes politiques français qui arborent leurs conquêtes féminines comme les généraux leurs médailles. Après tout, pour ne parler que des présidents de la Ve République, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac n'ont-ils pas aussi une réputation de grands séducteurs? Bernadette Chirac a expliqué dans son livre Conversation, paru en 2001, à propos de son mari, qu'«il avait un succès formidable. Bel homme, et puis enjôleur, très gai. Alors les filles, ça galopait (...). Mon père m'avait dit: "Vous êtes son point fixe." La suite lui a donné raison. Mon mari est toujours revenu au point fixe.»

Et François Mitterrand? L'homme qui a collectionné les conquêtes et réussi à cacher pendant des années l'existence de sa seconde famille. Cette histoire est emblématique du fonctionnement des médias. Tant que c'est l'extrême droite et sa presse, comme Minute, qui évoque ces sujets, aucune reprise n'est tolérée. Ce système a de nouveau fonctionné quand Marine Le Pen a mis en cause le comportement de Frédéric Mitterrand pendant ses voyages en Thaïlande. Au lieu de s'intéresser aux faits, la plupart des commentateurs se sont insurgés contre les attaques de l'extrême droite et ont sommé les politiques comme les médias de ne pas les suivre.

Concernant François Mitterrand, les journalistes se sont retranchés derrière ce prétexte de la vie privée pour justifier leur refus de publier des informations sur l'existence de sa fille Mazarine. Occultant totalement le fait que le Président utilisait allègrement les moyens de l'Etat, donc l'argent des contribuables, pour loger sa seconde famille. Et qu'il a été jusqu'à mettre sur écoute téléphonique des journalistes, notamment Edwy Plenel, alors au Monde, voire des artistes comme Carole Bouquet, totalement étrangère à cette histoire...

Seul moyen de contourner l'obstacle, le roman. Françoise Giroud publie en 1983 Le Bon Plaisir, où elle raconte l'histoire d'un président amené à cacher sa double vie à la presse. Toute ressemblance avec des personnages existants est-elle fortuite? La maison d'édition, Mazarine, est-elle une clé de l'énigme? Difficile d'imaginer que Françoise Giroud, très introduite dans les cercles du pouvoir, ignorait totalement la situation de Mitterrand. Sa biographe, Laure Adler, assure que ce roman n'est pas inspiré de la vie du Président mais raconte une histoire similaire vécue par un dirigeant socialiste encore en activité. Mais son nom ne sera pas dévoilé. Au nom du respect de la vie privée...

Faute de pouvoir donner les informations, on s'en remet alors aux humoristes. Des «Guignols de l'info» à Nicolas Canteloup, de Laurent Gerra à Stéphane Guillon, ceux-ci s'en donnent à cœur joie. Puisant leur inspiration au cœur même des salles de rédaction, à l'affût de tout ce que peuvent leur raconter les journalistes. Ils sont d'autant plus drôles que tout le monde devine que sous leurs exagérations perce un morceau de la vérité. Le 28 mars, Nicolas Canteloup-DSK explique qu'«au FMI, on (lui) a donné une mission en trois points: sauver le monde, aider les pays émergents et repeupler la planète en fécondant les femmes. C'est comme ça, je n'y peux rien, c'est ma mission». Eclats de rire dans le studio de la rue François-Ier. A RTL, Laurent Gerra n'est pas en reste. Le 26 avril, l'humoriste met en scène le directeur du FMI le jour de Pâques. «J'ai beau être directeur du FMI, je suis un homme comme tout le monde. Le week-end de Pâques, je m'emmerde car le FMI est fermé et les secrétaires aussi. Alors j'attends mardi, la réouverture des bureaux, car il y a des stagiaires, des interprètes à talons...» Là encore, les rires éclatent dans le studio de la rue Bayard.

Les humoristes à la place des éditorialistes? En février 2009, Stéphane Guillon n'hésitait pas à endosser ce rôle, quand il officiait sur France Inter le matin. Juste avant l'arrivée de DSK, invité de la matinale, au lendemain des révélations sur l'affaire Piroska Nagy, l'humoriste écrit un billet qui fera date: «Dans quelques minutes, Dominique Strauss-Kahn va pé-né-trer (silence) dans ce studio. Evidemment, des mesures exceptionnelles de sécurité ont été prises au sein de la rédaction. Pardon, sein est un mot que je n'ai pas le droit de prononcer aujourd'hui pour ne pas réveiller la bête. Cinq seuils d'alerte sont prévus dans cette matinale. Le dernier étant l'évacuation pure et simple du personnel féminin d'Inter vers d'autres étages...» DSK est en route vers la station quand il entend la chronique. Son premier réflexe est de faire demi-tour et d'annuler sa participation. Finalement, le directeur général du FMI se rend à la radio mais commence par cette déclaration : «J'ai assez peu apprécié les commentaires de votre humoriste. Les responsables politiques comme moi ont le droit, même le devoir, sans doute, d'être critiqués par les humoristes. Mais l'humour, c'est pas drôle quand c'est principalement de la méchanceté.»

«S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité», écrit Tacite dans les Annales. Est-ce pour cette raison que la réaction de DSK est aussi virulente? En tout cas, il ne se contente pas de cette remarque et décide de ne plus répondre aux invitations de la station publique. Même quand les journalistes lui proposeront de l'inviter les jours où Stéphane Guillon n'officie pas à l'antenne. Refus catégorique. Pas question de revenir tant qu'il sera employé par la radio.

Cette stratégie du boycott est un moyen de pression relativement classique pour contraindre les médias à éviter les sujets qui fâchent. Quand L'Express a publié la lettre de Piroska Nagy, son directeur, Christophe Barbier, a dû affronter la colère des communicants de DSK. Pressions sur les actionnaires, pressions par l'intermédiaire de la publicité, toutes les armes sont utilisées par les politiques pour contraindre un média à être plus compréhensif. Le contact direct est aussi efficace. Avant d'accéder à l'Elysée, quand Nicolas Sarkozy rencontrait un jeune journaliste, il ne manquait pas de lui dire sur un ton parfaitement courtois qu'il connaissait très bien son directeur de la rédaction, voire son actionnaire. Mais il n'était pas le seul à user de cet artifice pour impressionner les journalistes.

Lors de son dernier passage à Paris, dans le but de préparer sa prochaine candidature à l'Elysée, DSK a déjeuné avec les rédactions de trois journaux: Libération, Le Nouvel Observateur et Marianne. Son objectif était clair, ainsi que Denis Jeambar l'a raconté dans Marianne la semaine dernière: DSK «dit que Mariannen'a pas d'autre choix que de le soutenir dans ce combat. Il se découvre peu soucieux à cet instant précis de l'indépendance des journaux, pas du tout menaçant, mais pressant. Il est clair que son propos est délibéré et pas du tout improvisé. (...) Si la requête est choquante, elle a le mérite d'être claire et de montrer la conception qu'a Dominique Strauss-Kahn de la presse: c'est un rapport de soumission qu'il sollicite, un engagement militant.» En fin de compte, DSK demande à ces journaux de ne pas entrer dans les polémiques que pourrait lancer la droite pendant la campagne présidentielle, même si elles pouvaient être fondées sur des vérités, au nom de leur volonté commune de se débarrasser de Nicolas Sarkozy !


Et, pour les convaincre d'adhérer à sa stratégie, DSK leur révèle, à en croire les propos off qui lui sont attribués, qu'effectivement il en a «sans doute fait un peu trop dans le passé» avec les femmes. Mais qu'au fond, ce n'est plus le sujet. Comme le confirme un dirigeant d'Euro RSCG: «Les études montraient que les Français savaient. Il n'y avait pas tromperie sur la marchandise puisqu'on n'a jamais cherché à montrer DSK comme un homme vertueux.» Les amis politiques de DSK brossaient le portrait d'un séducteur certes compulsif, mais jamais violent. L'un d'eux assurait même récemment qu'il s'était «calmé» depuis l'affaire Piroska Nagy. «La vraie question, pour un spécialiste en communication, est de savoir pourquoi personne ne lui a conseillé de se soigner si ces pulsions atteignaient de telles proportions.» «Cette page est tournée», assurait DSK. Comment, dès lors qu'il ferme lui-même la porte, entrer dans sa part d'ombre sans le froisser?

A André Rousselet, qui estimait connaître 30 % de la vie de François Mitterrand, l'ancien Président répondit: «30%, c'est beaucoup!» Pour un ami du couple, Anne Sinclair ne connaissait «que 40% de ce que faisait DSK».

http://www.lefigaro.fr/politique/2011/05/28/01002-20110528ARTFIG00004-dsk-pourquoi-ils-n-ont-rien-dit.php
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PostPosted: Sun Jun 05, 2011 2:43 am    Post subject: Reply with quote

Pour DSK, les politiques & les journalistes étaient au courant de son addiction au sexe & de son comportement plus que limite à l'égard de la gente féminine.
Il y a quelques jours, Luc Ferry a laché une petite bombe au sujet d'un ministre durant les années 80 s'adonnant à la pédophilie.
Il y a quelques semaines, le coup du crayon à maquillage dans l'œil de Martine Aubry cachait en fait une cure de désintoxication à Laval pour soigner son addiction à l'alcool.
90 % des journalistes étant de gauche, ils nous cachent de nombreuses informations qui, si elles sortaient, empêcheraient la gauche de triompher aux élections.
Nos politiques sont tous pourris & ils se couvrent les uns les autres avec la complicité des journaleux.
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PostPosted: Fri Jun 10, 2011 12:50 am    Post subject: Reply with quote

Je ne crois pas qu'ils soient à proprement parler "de gauche". Je les vois plutôt comme faisant partie d'une caste intermédiaire entre le pouvoir qui règne sans partages et le peuple qui trime et qu'ils ont choisi de défendre leur bifteck (même si ce n'est pas la seule corporation dans le lot). De la même façon que les politiques, les journaleux quand y a plus de place dans des "journaux de droites" vont trouver leur place dans les "journaux de gauche" et vice-versa. D'où l'omerta régnant sur les coulisses. Arrow Il faut que le peuple continue de voter, il faut qu'il suive les politiques et croit leurs convictions sincères.

Pourtant 2 doigts d'esprit critique suffisent à découvrir le pot aux roses. Je commence à croire que le peuple prend plaisir à ce qu'on le méprise. Rolling Eyes
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Мифпо



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PostPosted: Sun Jun 12, 2011 5:54 pm    Post subject: Reply with quote

L'Endoctrinement National est parvenu à ce que le peuple ne remette pas en cause la république hors l'alternance gauche-droite est un révélateur qui démontre que le problème est bien le système républicain.
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Коста



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PostPosted: Wed Jun 15, 2011 8:41 am    Post subject: Reply with quote

Мифпо wrote:
L'Endoctrinement National est parvenu à ce que le peuple ne remette pas en cause la république hors l'alternance gauche-droite est un révélateur qui démontre que le problème est bien le système républicain.

Je ne suis pas sûr que la République seule soit responsable. La Monarchie a aussi connu ses favorites du Roi à qui on donnait sans compter de quoi se construire des palais (comme celui de l'Elysée d'ailleurs), pendant que le bon peuple prenait la Cour pour un rassemblement de gens bons et génereux.
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Мифпо



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PostPosted: Wed Jun 15, 2011 8:31 pm    Post subject: Reply with quote

Ainsi étaient les mœurs de l'époque. Aujourd'hui, ils prétendent être irréprochables alors qu'ils sont pourris jusqu'à la moelle.
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Коста



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PostPosted: Wed Jun 15, 2011 9:18 pm    Post subject: Reply with quote

Мифпо wrote:
Ainsi étaient les mœurs de l'époque. Aujourd'hui, ils prétendent être irréprochables alors qu'ils sont pourris jusqu'à la moelle.

Tu as raison, mais mon propos était que le système politique n'est pas le seul en cause dans la manipulation de l'information de la population. Il y a sûrement d'autres facteurs.
Pour faire un parallèle, par exemple dans certains pays la corruption de hauts fonctionnaires est une "tradition", alors que dans d'autres le moindre coup de téléphone privé découvert dans les relevés du téléphone de fonction d'un Ministre est prétexte à sa démission quasi immédiate. De la même façon, la chape de plomb sur l'information en France versus la (très relative - je te l'accorde) liberté d'expression des médias dans les pays anglo-saxons.
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Коста



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PostPosted: Fri Jul 22, 2011 9:28 am    Post subject: Reply with quote

Et voilà, ça prêche la bonté d'âme, mais cherchera toujours des passe-droits.

Faut quand même avoir du culot! врло љут Србинатор


Quote:
La sénatrice qui se trouvait pauvre...

Avec des revenus supérieurs à 10 000 euros par mois, la sénatrice Europe-Écologie Les Verts, Alima Boumediene-Thiery voudrait convaincre les services de l'Etat que sa situation financière est précaire et contourner les critères sociaux d'admission dans un internat public afin que son fils y soit accepté...

Si, pour François Hollande, on doit être considéré comme riche à 4000 euros par mois, pour la sénatrice Europe-Écologie, Alima Boumediene-Thiery, 10 000 euros par mois ce n'est pas encore assez !

Cette dame a, en effet, écrit le 26 mai 2011 au ministre de l’Education, Luc Chatel, pour lui demander d’intervenir en faveur de son fils dont la demande de placement en internat dans un collège public sur Paris a été rejetée selon des « critères sociaux ».

« Avis négatif de l’assistante sociale » regrette Alima Boumediene-Thiery dans son courrier où elle s’emploie à expliquer qu’une sénatrice, dans sa situation, a besoin de l’aide de l’Etat pour s’en sortir. « Je reverse chaque mois 1200 euros au parti politique auquel j’appartiens, je paie également un crédit immobilier à hauteur de 1500 euros (…) In fine, je dois vivre avec près de 2000 euros ».

En réalité, le salaire net d’un sénateur s’élève à 5400 euros par mois et surtout, Mme Thiery oublie de rappeler qu’elle bénéficie de 6240 euros de frais de mandat non imposables, hors dépenses de taxis prises en charge par le Sénat. Ne reculant devant aucun argument pour convaincre le ministre, elle confie plus loin ne pas être certaine d’être reconduite dans son mandat au mois de septembre et donc de se « retrouver sans revenus ».

Pour mémoire, le salaire moyen en France est légèrement supérieur à 2000 euros nets selon l'INSEE. Quant au salaire median, il est de 1500 euros nets (50% des Français gagnent moins, 50 autres % gagnent plus).



http://www.atlantico.fr/decryptage/senatrice-verte-alima-boumediene-thiery-internat-fils-criteres-sociaux-reclamation-148366.html

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Мифпо



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PostPosted: Sun Jul 31, 2011 9:56 pm    Post subject: Reply with quote

La République française est le régime des privilèges, des passe-droits & de la corruption.
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